Orange PI sous Armbian et plus...

Je possède un Raspberry PI en parfait état de fonctionnement depuis 2012 (modèle B avec 256M de RAM) et dont je me sers pour quelques petits services personnels.

A la recherche d’un modèle plus puissant qui sera un Orange PI PC2, j’ai aussi fait quelques découvertes intéressantes.

Lors de la sortie de la version 4 du Raspberry, j’ai eu comme une envie soudaine et irrépressible d’acheter ce nouveau modèle, plus puissant, mieux équipé, avec son packaging attirant.

Oui, mais voilà, victime de son succès, les stocks ne suivaient pas chez la plupart des revendeurs. En plus on s’éloigne des 20/30€ de l'“ordinateur pour tous”, même si les caractéristiques de l’engin justifient ce prix.

J’avais déjà vu passer quelques articles sur des alternatives et j’ai commençé mon exploration de ce monde parallèle: CubieBoard, Orange PI, Banana PI, Rock PI, Pine64, Lichee PI. Même ASUS a sorti sa monocarte TinkerBoard.

Il y a tellement de possibilités et de prix, que le choix devient difficile !

Armbian

Pendant mes périgrinations sur la toile je suis tombé sur le site qui m’a enfin permit de choisir, celui de la distribution Armbian. Cette distribution qui fourni des images d’installation pour ordinateurs monocartes à base de Debian et d’Ubuntu possède une excellente documentation.

Mais surtout, la page de téléchargement permet d’avoir un apperçu du support d’un grand nombre de cartes, avec en prime des liens vers les sites des constructeurs et des revendeurs.

Au final, le site m’a permis de choisir la carte qui me convenait le mieux tant au niveau des caractéristiques que du prix et du support, une Orange PI PC2.

Orange PI PC2

Il s’agit d’une carte produite en Chine (par Shenzhen Xunlong Software CO.,Limited) et qui coûte la modique somme de 26€, alimentation, boitier, frais de livraison et coupon de réduction compris (ajouter une carte SD de bonne qualité).

Elle est équipée d’un processeur Allwinner H5 (64 bits, 4 coeurs), d'1G de RAM, d’un connecteur réseau gigabit, de trois ports USB2, d’un port USB OTG et d’une sortie HDMI. Ces caractéristiques sont bien en-dessous de celles d’un Raspberry PI 4, mais suffisantes pour un usage du type auto-hébergement à un prix tout à fait raisonnable.

J’ai commandé la carte sur un site bien connu de son pays d’origine et je l’ai reçue une petite dizaine de jours plus tard en parfait état. Le boitier n’est pas d’un très grand effet, mais est très bien adapté à la carte et à ses connecteurs.

Une fois la carte montée dans le boitier, l’installation d’une Armbian sur la carte SD est classique et extrêmement simple en utilisant Etcher ou ce bon vieux dd.

Petite astuce pour les pocesseurs de chromebooks, l’outil “Chromebook Recovery Utility” est également parfaitement capable d’initialiser la carte SD. Choisissez “Utiliser une image locale” (la roue crantée en haut à droite) en prenant soin de changer préalablement l’extension de l’image de .img en .bin.

Une fois la carte SD insérée dans l’Orange PI, on peut classiquement brancher un clavier et un écran et suivre la procédure de premier démarrage.

Les distribution Armbian sont faites pour démarrer automatiquement en activant DHCP et SSH, il est donc également possible de laisser le démarrage se faire “à l’aveugle”, de détécter l’IP attribuée par un nmap -sP <mon-cidr> puis de se connecter en ssh root@<ip> (le mot de passe initial est 1234).

Après quelques tests, la carte est de bonne facture, le réseau est effectivement en gigabit, le processeur est performant et la stabilité est au rendez-vous.

FreedomBox et OLinuxIno

Au cours de mes recherches, je suis (re)tombé sur le site du fabricant Olimex, dont le nom devrait rappeler quelques souvenirs aux plus vieux d’entre-nous. J’avais déjà eu l’occasion de me procurer chez ce fabriquant des alternatives intéressantes aux cartes Arduino. Il s’avère, qu’il fabrique également des alternatives au Raspberry PI, et notamment la A20-olinuxino-lime2.

Cette carte à deux particularités intéressantes quand il s’agit d’auto-hébergement. D’une part elle est équipée d’un port SATA, ce qui permet donc d’ajouter un disque SSD, bien plus performant et stable qu’une carte SD. D’autre part, elle offre la possibilité d’ajouter une batterie en cas de panne de courant.

Olimex propose deux bundles intéressants:

  • Pionneer-FreedomBox-HSK avec une A20-olinuxino-lime2, un boitier en métal, une carte SD de 32G, une batterie de secours, un câble ethernet et une alimentation. Ce bundle est spécialement conçu pour le projet FreedomBox.

  • Lime2-server, avec un boitier en métal, une batterie, un câble ethernet, une alimentation et un boitier externe pour disque dur SSD ou HDD.

En plus de ces deux cartes de développement, Olimex propose également un laptop en DIY, à base de processeur ARM. Les caractéristiques sont plutôt intéressantes, bien que ce type de matériel ne rivalise pas avec les laptop du commerce classiques. Par contre, le point intéressant est que chaque pièce peut être remplacée et donc prolonger la vie de l’appareil.